L’araignée Ballista : un piège dans la forêt tropicale pour une fourmi

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La plupart des araignées pulvérisent un filet. Attendez. Regardez le chaos.
L’araignée Propostira ne fait pas cela.
Il construit une catapulte.
Littéralement.
Caché dans la forêt tropicale du Queensland, près de Cooktown, se trouve un chasseur nocturne avec une seule cible : la fourmi verte agressive (Oecophylla smaragdina ).
Aucune variété. Pas de buffet. Juste ce seul ennemi.
Les scientifiques appellent cela « la spécialisation ultime ».

Appâté par l’instinct

Voici la configuration.
Il fait jour. L’araignée se cache sous une feuille. Au-dessus des sentiers de fourmis.
La nuit tombe.
L’araignée tombe de 50 centimètres ou plus sur le sol forestier. Il s’ancre.
Puis le chantier commence.
Pendant quatre heures ? Peut-être plus longtemps. Il construit un faisceau vertical. 15 à 60 lignes de tension. En forme de cône.
Finalement, il enveloppe la chose dans une soie plus fine.
L’araignée remonte.
Hors de vue. Hors d’esprit.
C’est du moins ce que pense la fourmi.
Une fourmi ouvrière vient chercher de la nourriture. Il mord le cône de soie.
Cela déclenche le détachement de l’ancre.
Instantané.

La physique rencontre la prédation

Cette morsure libère les tensions stockées.
La fourmi n’est pas prise dans un filet. Il est lancé.
Projeté vers le haut sur 30 centimètres.
Dans la toile d’attente de l’araignée.
L’accélération atteint plus de 1 300 mètres par seconde.
Pensez à cette force.
Les fourmis vertes ne sont pas faibles. Ils ont des pastilles adhésives. Ils collent.
Ils mordent aussi. Ils piquent. Ils appellent du renfort.
Le professeur Ajay Narendra de l’Université Macquaria a passé 10 nuits à observer ce phénomène avec des caméras à haute vitesse.
Pourquoi prendre le risque ?
Parce que la chasse aux fourmis est une activité dangereuse.

“Les fourmis utilisent des signaux d’alarme pour en recruter rapidement des centaines… afin de vaincre les prédateurs potentiels.” — Professeur Narendra

Si une araignée mange une fourmi, les autres attaquent en une vague. Guerre chimique. Des chiffres accablants.
L’araignée baliste résout ce problème en retirant les proies de l’équation. Un à la fois. À grande vitesse. Loin du nid.
L’araignée utilise-t-elle des appâts ?
Les chercheurs soupçonnent que les phéromones présentes sur la dernière couche de soie attirent les ouvrières. La fourmi attaque. Le piège se déclenche. La proie devient un projectile.

Ingénierie élastique

Le Dr Jonas Wolff est allé voir les spécimens sauvages. Il rapporta de la soie en Allemagne. Des microscopes électroniques à balayage ont révélé la structure.
Le mécanisme de base est l’énergie élastique stockée.
Comme un élastique tendu.
Mais plus dense. Plus rapide.
La densité de puissance de ce snap dépasse celle de toute autre catapulte biologique.
Les lignes de tension doivent surmonter le poids corporel de la fourmi plus l’adhérence collante de ses pattes.
Cela demande une force extrême.

Pas encore de nom officiel

L’araignée a désormais un surnom : l’araignée baliste. D’après le lanceur de pierre romain.
Il n’a pas de nom latin officiel.
Le professeur Greg Anderson l’a trouvé. Narendra et Joshi ont documenté la mécanique.
L’article est paru dans Current Biology.
La conclusion est simple. L’évolution de la force extrême résout un problème simple : comment tuer en masse des choses qui veulent vous tuer.

La fourmi est alors lancée dans les airs. Piégé dans la soie loin de son nid.
L’araignée s’approche lentement.
Cela ne se précipite pas.
Il sait qu’il a déjà gagné la distance.