La NASA donne enfin à la capsule Orion la bouée de sauvetage numérique dont elle a besoin pour un avenir lointain. La mission Artemis III ne consistera pas seulement à atterrir. Il s’agira de streaming.
C’est exact. L’équipage à bord d’Orion lors de ce vol de 2027 transmettra une vidéo 4K vers la Terre en temps réel. Ils utilisent des lasers SpaceX Starlink.
Il ne s’agit pas d’une mise à niveau théorique. La NASA et SpaceX ont signé un partenariat pour équiper le vaisseau spatial. Le matériel ? Deux mini terminaux laser. Ils s’attachent à l’extérieur d’Orion. Ils se connectent directement au réseau Starlink existant déjà en orbite au-dessus de nous.
Pourquoi est-ce important ? Capacité de données.
Depuis des décennies, les communications dans l’espace lointain sont bloquées. Nous renvoyons les bits lentement. Péniblement. Les ondes radio sont larges mais leur débit est étroit. Des lasers ? Ils sont serrés. Rapide. Incroyablement dense en informations. La capacité supplémentaire envoie davantage de données vers Houston. Vidéo en temps réel. Flux haute définition. Des vues en direct depuis l’orbite lunaire qui semblent avoir été filmées dans votre salon.
La mission est provisoirement prévue pour la seconde moitié de 2024. Non, attendez, la seconde moitié de 202. Et oui, SpaceX fait bien plus que de simples lasers. Ils fournissent la fusée Starship.
Pensez à l’infrastructure qui prend en charge cela. SpaceX exploite actuellement plus de 10 000 satellites en orbite terrestre basse. C’est une couverture presque mondiale. Ce ne sont pas seulement des points d’accès Internet pour ordinateurs portables. Il s’agit d’un réseau de nœuds interconnectés. Plus de 25 000 lasers actifs maintiennent ce maillage stable.
“SpaceX exploite actuellement plus de 1 000 vaisseaux spatiaux Starlink… équipés de plus de 2 000 lasers actuellement en LEO.”
SpaceX a déjà prouvé que cela fonctionnait. Regardez la mission Fram2. Le vol financé par des fonds privés a lancé le premier humain en orbite polaire en 2020. Starlink a servi de relais. Flux de données élevés. Vues HD en direct. Lancement du Falcon 9. Lancements de vaisseaux spatiaux. Le tout diffusé en direct parce que le réseau pouvait le gérer.
Artemis III change la donne pour la NASA.
Le programme Artemis vise à ramener des astronautes sur la Lune. Construisez ensuite une base permanente. Artemis III sert de parcours d’entraînement. Orion rencontrera et accostera des atterrisseurs lunaires commerciaux en orbite terrestre basse. Plus précisément Starship de SpaceX. Et Blue Moon de Blue Origin.
C’est une répétition. Une répétition générale sur l’orbite la plus proche possible avant l’atterrissage proprement dit. Comparez cela à Artémis II.
Artemis II a fait voler Orion sur la face cachée de la Lune en avril dernier. Dix jours. Le premier vol en équipage de la capsule. Là aussi, ils ont utilisé la communication laser. Mais les stations au sol étaient limitées. Jet Propulsion Lab en Californie. White Sands au Nouveau-Mexique. Ils traitaient des charges de données trop importantes pour les réseaux radio standards. Mais la portée était immense. La Lune est loin.
Artemis III s’en tient à LEO.
La distance diminue. Le signal se renforce. Les limitations de communication deviennent gérables. Peut-être même résoluble.
Si Artemis III se déroule sans accroc, la prochaine étape est immédiate. La NASA vise un alunissage pour Artemis IV. 2028. Starship sera le véhicule. Cela fera atterrir les astronautes à la surface.
Mais d’ici là, nous surveillerons. À partir de flux 4k. Streaming à travers les étoiles.






























