L’étrange cas du « Shedload » : des autoroutes à la physique nucléaire

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La question de savoir ce qui constitue un « lot » de quelque chose a déclenché un débat étonnamment passionné parmi les lecteurs du New Scientist. Initialement posé comme une question fantaisiste sur les quantités provoquant les embouteillages, le terme a suscité une recherche de sa signification précise et a conduit à des terriers scientifiques inattendus.

Les origines du terme

La discussion a commencé avec un lecteur s’interrogeant sur la taille du « hangar » titulaire dans l’expression « hangar de xxxx ». Les réponses affluèrent, soulignant l’ambiguïté inhérente à de telles unités. Une suggestion faisait référence aux accidents de camions : un « dépotoir » étant ce qui reste après qu’un véhicule déverse sa cargaison sur une autoroute. Un autre a proposé une unité de « mise à l’échelle relative endogène » (ERS), ce qui signifie qu’une charge est subjective et varie énormément en fonction de la situation financière de chacun. Pour certains, 1 000 £ pourrait représenter une somme considérable ; pour d’autres, c’est de la monnaie de poche.

Des autoroutes à la physique des particules

Le tournant le plus bizarre est peut-être venu d’un physicien nucléaire qui a révélé que le « hangar » est en fait une unité de mesure réelle, bien qu’obscure, dans son domaine. En physique des particules, où les chercheurs entrent en collision de minuscules particules, les scientifiques avaient besoin d’un moyen de décrire des zones transversales incroyablement petites. L’unité standard est la « grange » (10-28 mètres carrés), soit à peu près la taille d’un noyau d’uranium. Cependant, il existe une unité encore plus petite : le « hangar », défini comme 10-24 d’une grange.

C’est plus petit qu’une « dépendance », qui représente un millionième de grange – une hiérarchie déconcertante qui soulève la question de savoir pourquoi les physiciens utiliseraient une terminologie aussi contre-intuitive. Le physicien a admis être « flou » sur la relation exacte, mais a confirmé que même un grand nombre de hangars serait bien trop petit pour bloquer une autoroute.

L’essentiel

La recherche d’un « shedload » définitif prouve que le langage est souvent imprécis, surtout lorsqu’il s’agit de quantités. Qu’il s’agisse de marchandises transportées sur une autoroute ou de particules subatomiques, le terme reste merveilleusement vague. L’essentiel à retenir est que même en science, les unités peuvent être arbitraires, parfois de manière hilarante.