Science de l’alimentation en 2025 : du miso spatial aux repas d’asticots

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L’année 2025 a vu la science alimentaire repousser les limites, mêlant de manière inattendue innovation de laboratoire et tradition culinaire. Du miso fermenté dans l’espace à la réévaluation des régimes alimentaires anciens, les chercheurs ont exploré de nouvelles frontières en matière de goût, de nutrition et même d’éthique de ce que nous mangeons. Voici un aperçu de certains des développements les plus notables.

Yaourt aux fourmis : une fermentation infusée d’insectes

Chose surprenante, les fourmis pourraient bientôt devenir des invités bienvenus à table. Les chercheurs ont découvert que les fourmis des bois rouges ( Formica rufa et F. polyctena ) possèdent des bactéries capables de transformer le lait en yaourt. Cette méthode, qui rappelle les pratiques traditionnelles bulgares, consiste à introduire quatre fourmis dans du lait cru de vache, puis à enterrer le pot dans une fourmilière. L’activité de la colonie génère de la chaleur, favorisant la fermentation et créant une crème acidulée pendant la nuit. Même si l’idée ne plaît pas à tout le monde, elle démontre le potentiel culinaire surprenant de la nature.

La physique des aliments : couper le fromage et les oignons

Au-delà de la fermentation, 2025 a également vu une plongée plus approfondie dans la physique de la préparation des aliments. Les scientifiques ont découvert que le rasage du fromage à tête de moine avec une lame rotative créait une friction, compactant le centre et provoquant une boucle des bords selon un motif orné. De même, des recherches ont révélé que des coupes plus lentes et plus nettes minimisent les composés provoquant des déchirures lors du hachage des oignons. Ces résultats montrent à quel point des tâches culinaires apparemment simples impliquent des principes scientifiques complexes.

Goût de l’espace : le miso fermenté en orbite

Dans le cadre d’une expérience révolutionnaire, le miso a été intentionnellement fermenté dans l’espace à bord de la Station spatiale internationale. Le condiment obtenu, lorsqu’il a été goûté par quatorze personnes, présentait des nuances plus noisettes que ses homologues terrestres. Cela suggère que la fermentation spatiale pourrait améliorer la saveur et fournir une nouvelle méthode de conservation des aliments lors de missions de longue durée.

Des asticots au menu : réévaluer les régimes alimentaires des Néandertaliens

Une étude controversée mais convaincante a proposé que les asticots pourraient avoir été un aliment de base pour les Néandertaliens. Des traces chimiques dans leurs os suggèrent un régime carnivore, mais le mystère a été résolu par la forte concentration de composés spécifiques trouvés dans la viande et dans les larves d’asticots. L’étude soulève des questions sur notre compréhension de l’alimentation humaine ancienne et remet en question l’aversion alimentaire moderne.

Directives diététiques : pois chiches et carences nutritionnelles

Les chercheurs ont découvert que l’incorporation d’une tasse de pois chiches par jour peut réduire le taux de cholestérol chez les personnes atteintes de prédiabète. Parallèlement, une analyse distincte a révélé que cinq nutriments clés manquent systématiquement dans l’alimentation américaine. L’étude a souligné l’importance d’aliments variés et riches en nutriments plutôt que de compter uniquement sur des suppléments.

En conclusion, 2025 a été une année d’expérimentation audacieuse en science alimentaire, remettant en question les normes culinaires conventionnelles et nous incitant à reconsidérer à la fois les origines et l’avenir de ce que nous mangeons. Des insectes à la fermentation interstellaire, les frontières entre laboratoire et cuisine s’estompent, offrant un aperçu d’un monde où la nourriture est à la fois source de nourriture et objet d’exploration scientifique.